Line 6 Spider Jam - AudioFanzine
Line 6 Spider Jam
Constructeur :
Distributeur :
N/A
Prix neuf moyen :
Argus en savoir plus... :
N/A
Caractéristiques :
10 / 10
Utilisation :
8 / 10
Sonorités :
9 / 10
Avis Global :
9 / 10

Par Los Teignos le 28/03/2008
Test du Spider Jam de Line 6
Jam !
Spider Jam

Dans Spider Jam, il y a Spider donc, mais il y a surtout Jam et c'est là la vraie nouveauté de cet ampli car, pour les anglophobes qui ne le sauraient pas, Jam veut plus ou moins dire 'bœuf' : pas au son bovin du terme, non, 'bœuf' au sens 'répet' du terme… Le Spider Jam n'est en effet ni plus ni moins qu'un Spider III 75 doté de fonctions supplémentaires pour travailler l'instrument. Cela passe d'abord par une connectique plus fournie : en plus de l'entrée guitare, de l'entrée minijack CD/MP3 et de la sortie casque/direct (un simulateur de HP permet d'utiliser cette dernière pour entrer directement dans une console) qui étaient déjà présentes sur le Spider III, on dispose désormais d'une entrée auxiliaire au format Jack 6,35 pour connecter un clavier ou une basse en plus de la guitare, et même d'une prise micro XLR disposant de son propre réglage de niveau. On n'ira pas jusqu'à dire du Spider Jam qu'il est une sono mobile, mais tout de même, on appréciera le fait de pouvoir jouer à plusieurs sur le même ampli, ou de pouvoir répéter la mise en place chant/guitare sans avoir à s'encombrer d'une console supplémentaire.


Spider Jam

Mais au-delà de cette polyvalence intéressante, le vrai gros avantage du Spider Jam sur la concurrence réside dans son module de playback aux petits oignons! Accessible sur le dessus de l'ampli, ce dernier permet en mode Drums de jouer sur une centaine de vraies pistes batterie, et en mode Song sur une autre centaine playbacks enregistrés, excusez du peu, par la crème des musiciens de studio : on retrouve ainsi, entre autres requins, Tony Franklin à la basse (The Firm, David Gilmour, Kate Bush…), Carmin Appice (Vanilla Fudge, Cactus, Jeff Beck, Rod Stewart, Ozzy Osbourne, Ted Nugent, Pink Floyd…) ou Gregg Bissonnette (Joe Satriani, Steve Vai, David Lee Roth, Toto…) à la batterie ou encore Steve Turner à la gratte (Mudhoney). Inutile de dire qu'avec de tels musiciens, la qualité des playbacks est nickel sur le plan artistique et que, quel que soit le style abordé (rock, country, jazz, funk, métal, etc.), ça joue carré ou groovy, avec juste ce qu'il faut d'à propos pour vous fournir un accompagnement de qualité sans éclipser vos performances à vous.

Bref, les sidemen rêvés pour une expérience autrement plus agréable que de jouer sur des vieux Midifiles pourris… Petit regret toutefois, si Line 6 a pris la peine d'enregistrer tout ce beau monde dans de beaux studios (dont celui de Steve Vai pour la petite histoire), on regrettera que les fichiers audio soit mono : ça ne gêne en rien lors de l'écoute sur l'ampli (un tweeter vient d'ailleurs épauler le Celestion 12" du Spider III d'origine pour l'occasion) mais quand on utilise la sortie casque de l'appareil ou la sortie RCA (pourtant stéréo) héritée du POD qui se trouve au dos de l'ampli, c'est moins folichon…

Line 6 n'a toutefois pas fait l'économie du principal, puisque le Spider Jam permet de ralentir ou d'accélérer les morceaux : point de Time Stretching ici, l'appareil se contente juste de lire plus ou moins lentement le fichier audio, mais il a le bon goût d'afficher le tempo BPM et la gamme (note + majeur ou mineur) dans laquelle s'opère la transposition (transposition de plus ou moins 12 demi-tons). Bon plan donc pour bosser ses gammes dans toutes les tonalités et à vitesse progressive…